Orgues à Poitiers « François-Henri Clicquot »

Orgues à Poitiers
« François-Henri Clicquot »

Anglais
L'orgue Boisseau-Cattiaux actuel -
L'orgue Boisseau-Cattiaux actuel -

L'orgue aujourd'hui

Depuis l'inauguration de 1997, le grand orgue de l'église Sainte-Radegonde donne à cette église remarquable un éclat musical incomparable. Reconstruit avec soin, il donne aux artistes des possibilités immenses par sa composition riche et ses moyens techniques développés. Il est le plus grand instrument de Poitiers par le nombre de jeux.

 

Une reconstruction attendue

Depuis 1967, l'association Clicquot alertait régulièrement les autorités locales sur la détérioration de l'ancien orgue. Il fallut 30 ans pour arriver à la réalisation de cette.opération. 


En août 1987, l'Association pour la Renaissance de l'Orgue de Sainte-Radegonde est officiellement déclarée. De nombreux adhérents viennent soutenir ses démarches. Sous la présidence de Maître Jean-Pierre Gilbert, l'élaboration du projet est affinée. Objectif : doter Poitiers d'un grand instrument sur lequel pourrait être jouée une grande partie de la littérature d'orgue.


En 1991 arrive le temps de la reconstruction de l'orgue. Le chantier est prévu dans le cadre de la rénovation des orgues de la ville par la municipalité. Le marché est attribué à l'entreprise Boisseau-Cattiaux de Béthines. Cette grande entreprise française jouit d'une réputation internationale et peut se prévaloir d'avoir mené à bien des chantiers de restaurations de toutes esthétiques (Notre-Dame de Paris, Clicquot de la Cathédrale de Poitiers, Saint-Sernin de Toulouse, Chapelle Royale de Versailles…)

 

Les choix de la reconstruction

L'orgue comprend 57 jeux répartis sur 4 claviers manuels et un pédalier de 32 notes, avec toutes les ressources techniques et sonores nécessaires à l'interprétation de la quasi totalité du répertoire de l'orgue. Soulignons ici la présence d’un grand récit romantique indispensable pour interpréter les grandes oeuvres de Franck, Vierne, Widor et des autres symphonistes.

 

Un choix important a été de construire un plan sonore de résonance de façon à bénéficier de jeux de pédale sur un ambitus de 56 notes correspondant à celui d'un clavier manuel. En contrepartie, ce plan sonore peut être appelé en renfort de la pédale dont les quatre jeux ne peuvent évidemment suffire seuls à soutenir les basses d'un orgue de cette importance.

 

Le nombre élevé de jeux a nécessité la mise en place de tirages de jeux électriques et d'un combinateur électronique. Ces dispositifs permettent l’exécution de pièces de virtuosité dont la complexité de la registration n'est plus un obstacle pour l’interprète. De même, la Machine Barker procure une assistance mécanique efficace lors de l'accouplement des différents claviers sur le grand orgue.

 

La disposition intérieure des plans sonores est intéressante : en effet, le grand orgue et la résonnance sont situés de part et d'autre du milieu du buffet, le grand orgue à gauche, la résonnance à droite. La résonnance joue donc également le rôle d'une sorte de clavier de grand choeur, notamment si l'on considère sa batterie d'anches impressionante. Les autres plans sont répartis de façon traditionnelle, positif de dos à l'avant, récit à l'arrière, pédale dans le soubassement du grand buffet.


Des éléments anciens, d'autres neufs

Si de nombreux éléments de l'orgue sont neufs, certains matériels de qualité ont été repris de l'ancien orgue. La boiserie du grand buffet a bénéficié d'une importante rénovation. Elle été consolidée, nettoyée et redorée. Les deux grands soufflets primaires proviennent du grand orgue Clicquot de la cathédrale : ce sont ceux que Merklin avait posés au XIXème en remplacement des soufflets cunéiformes d'origine de Clicquot. Certains jeux sont également anciens, comme les somptueuses flûtes de pédale.


A l'inverse, le positif est intégralement neuf (buffet, sommier, tuyauterie, mécanique), tout comme une grande partie de la tuyauterie de la résonnance et du grand orgue, certains tuyaux de pédale, etc...

 

La mécanique est neuve. Le grand orgue est équipé d'une machine Barker. La mécanique du positif est foulante, celle de la résonance est suspendue, tandis que le récit, plus à l'arrière, est à renvoi d'équerre.

 

Un travail d'équipe

 

Si la majeure partie du chantier a été menée par l'entreprise Boisseau-Cattiaux, d'autres entreprises sont également intervenues à divers titres :


♦ Atelier de Philippe Emeriau (éléments mécaniques) ;


♦ Jean-Paul Villechange de Guesnes (fabrication de tuyaux de métal) ;


♦ Entreprise Joël Pétrique (combinateur électronique).

 

Signalons également l'intervention récente de Jean-Pascal Villard, d'ailleurs en charge de l'entretien de l'orgue, lequel est intervenu pour effectuer des corrections d'harmonie bienvenues après plusieurs années d'utilisation intensive.

 


Conclusion

 

L'église Sainte-Radegonde, sanctuaire célèbre bien au-delà de nos frontières par le tombeau de la reine de France, patronne de Poitiers, par son architecture magnifique et ses vitraux, retrouve donc un instrument digne de ce lieu. La réalisation de ce remarquable élément du patrimoine local a été rendue possible gràce au soutien financier de la Ville de Poitiers, du Département de la Vienne, de la Région Poitou-Charentes, du Ministère de la Culture, du Crédit Agricole et à la contribution importante apportée par l’Association pour la Renaissance de l'Orgue de Sainte-Radegonde, soutenue par la Paroisse et ses nombreux adhérents.

  • L'orgue Boisseau-Cattiaux actuel
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