Orgues à Poitiers « François-Henri Clicquot »

Orgues à Poitiers
« François-Henri Clicquot »

Anglais

Historique

Le grand orgue de l'église Saint-Hilaire de Poitiers a été construit par Georges Wenner, facteur d'orgues à Bordeaux, entre 1881 et 1883. Il comporte 30 registres répartis sur 3 claviers et un pédalier. Il a été monté dans l'église Saint-Hilaire entre juillet et octobre 1884 sur une tribune construite en 1881par Pierre Gros, charpentier et paroissien de Saint-Hilaire, sur les plans de M. Formigé, Architecte du Ministère des Beaux-Arts.

 

Cet orgue a été béni pour la première fois le 16 novembre 1884 par le chanoine Delaforest, Archiprêtre de Saint-Hilaire, lequel a composé spécialement pour cette cérémonie une prière de bénédiction dont le manuscrit est conservé aux archives de la paroisse.

 

L'orgue de Wenner a été entretenu par divers facteurs jusqu'en 1892, date à laquelle l'entretien est assuré par le facteur nantais Louis Debierre. C'est lui qui est chargé de faire un relevage avec une remise au goût du jour entre 1901 et 1902.

 

D'une robuste constitution, l'orgue de Saint-Hilaire a traversé un siècle sans devoir subir de notables réparations. A la fin de XXème siècle cependant, le poids des ans commençait à se faire sentir. A la demande des organistes de l'époque, Annie Bachelier et Louis Vacher,  le Père Jacques Lefebvre, alors curé de la paroisse, mit en chantier l'étude d'une éventuelle restauration de l'instrument.

 

En janvier 1985 fut fondée l'association culturelle Saint-Hilaire dont le but statutaire est de mettre en valeur le patrimoine culturel et artistique de l'église Saint-Hilaire, en particulier son grand orgue. En 1987, l'orgue fut classé monument historique pour la partie instrumentale œuvre de Georges Wenner, à l'exclusion des modification apportées par Debierre en 1902.

 

Devenu protecteur de l'instrument, l’Etat demanda au Père Philippe Bachet, technicien-conseil pour les orgues historiques, d'entreprendre l'étude préalable à la restauration du grand orgue. Dans l'attente de la grande restauration, un relevage de la mécanique fur commandé à Jean-Pascal Villard, facteur d'orgues établi dans la région, qui effectua les travaux en 1991.

 

En 2001, la commission supérieure des orgues historiques étudia le projet du Père Bachet, le rapporteur étant Georges Lartigau, justement apprécié pour sa connaissance des orgues de cette époque. La procédure d'appel d'offre publique attribua le chantier au jeune facteur d'orgues Gérard Bancells dont les ateliers sont situés à Rabastens dans le Tarn.

 

Après un démontage complet de l'orgue en juillet 2003,  l'instrument retrouve sa tribune et une nouvelle jeunesse. Très proche de l'origine, la composition actuelle de l'orgue tient compte de quelques apports bénéfiques de l'intervention de Louis Debierre.